Son premier document .tex
08 Jun. 2007
- Auteur : tonton nestor
- Responsable : TrustRobot
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- une en-tête (préambule)
- le texte proprement dit
1. L'en-tête (préambule) :
1.1 Choix de la classe du document :
Le premier choix que doit réaliser l'auteur du document est la classe de celui-ci. Cette dernière impliquera la mise en forme globale du document et notamment l'apparence des titres. En général le choix se porte selon la longueur du texte à réaliser. Il existe trois classes :- book : comme son nom l'indique, elle est destinée à des documents d'importances, tels des livres. En exemple le TrustBook utilise cette classe.
- report : c'est aussi une classe destinée à des documents assez conséquents.
- article : cette classe est destinée à de petits documents (de quelques pages à quelques dizaine de pages).
- 10pt, 11pt, 12pt : pour le choix de la taille de la police (10 par défaut).
- a4paper : pour le choix du format A4 (letterpaper par défaut, le format américain).
- twocolumn : pour écrire son document sur deux colonnes.
- oneside, twoside : pour indiquer si le document sera en simple face ou en recto-verso. Les classes article et report utilisent l'option oneside par défaut contrairement à book qui utilise twoside.
\documentclass[a4paper,11pt]{article}
1.2 Les paquetages :
Ceux-ci sont aussi appelés extensions. Ils permettent d'ajouter des commandes, des environnements, etc... Un exemple plus concret est l'ajout du paquetage graphicx pour permettre l'insertion de graphiques dans le document. Les paquetages sont en règle général introduit par la directive usepapackage. Je ne donnerai ici que le nom des paquetages indispensables, les autres seront introduits lorsqu'un usage en sera fait.- babel : il permet le choix de la langue. Pour le français, l'option sera francais, pour l'allemand : german. Plusieurs langues peuvent être définies dans le document. De plus le choix de la langue permet l'utilisation de commandes spécifiques, en plus du respect de la typographie spécifique au pays.
- inputenc : permet de spécifier le codage utilisé par le système d'exploitation, indispensable pour la saisie directe des caractères accentués. Pour les UNIX, l'option sera latin1, pour Windows ansinew et pour Mac OS applemac.
- fontenc : avec l'option T1, ce paquetage permet l'utilisation de la police EC, identique à la police modern computer, les accents en plus ; la conséquence en est la césure possible des mots accentués.
- marvosym : il permet de posséder le symbôle de l'euro via la commande \EUR. Évidemment, d'autres symbôles sont accessibles grâce à ce paquetage.
1.3 Choix de la police lors de la compilation :
Comme cela a été dit lors du préambule, il est possible de choisir comme fichier de sortie le format .pdf ou bien le format .ps, ce qui implique un compilateur différent pour chaque cas. Le problème souvent rencontré est que la police modern computer est très mal supportée par le format propriétaire d'Adobe. La solution va donc être de changer de police pour ce format. Cela peut se faire simplement en utilisant le paquetage pslatex ou bien times. La ligne utilisée ainsi peut se montrer peu pratique : en effet, on ne sait peut-être pas initialement le format que l'on va utiliser, ou tout simplement on aimerait avoir le document sous les deux formats. Une solution existe et consiste à ce que la police soit choisie lors de la compilation du texte. Cela se fait grâce à une synthaxe à base de if. Dans un premier temps on définit un test if pour vérifier le format du fichier de sortie, dans un second temps on choisit la police selon le format. On peut y ajouter différentes commandes tel que la définition des extensions graphiques.1.4 En résumé :
Voilà en résumé, une entête minimaliste. À cela viendra se greffer les autres paquetages. Notons qu'en général une en-tête s'écrit une fois et est le plus souvent réutilisée par un simple copier/coller pour un autre document.2. Le texte
Le texte du document est toujours compris entre les balises \begin{document} et \end{document}. La mise en forme du texte dans l'éditeur n'a quasiment aucune importance : ce sont les balises qui permettront à LaTeX de réaliser la mise en forme souhaitée.2.1 Les titres :
LaTeX génère les numéros des titres et leurs mises en forme automatiquement selon la classe du document. Lisez ceci.2.2 Paragraphes et sauts de ligne :
En typographie française, un paragraphe, à l'exception du premier commençant un chapitre, est indenté contrairement à un simple saut de ligne. LaTeX suit bien évidemment cette règle. Pour réaliser un paragraphe sous LaTeX, il suffit simplement dans le document source de laisser une ligne vide, ce qui donne :Ici est mon premier paragraphe Et ici le paragraphe suivant.Pour effectuer un simple saut de ligne, il faut alors utiliser la commande \\ ou \newline (elles sont équivalentes), ce qui donne pour l'exemple :
Ma première phrase suivie\\ d'un saut de ligne.Toutefois cette dernière peut impliquer une nouvelle page qui peut ne pas être souhaitée. Il est possible d'interdire alors à LaTeX ce changement de page avec la commande \\*, son usage étant identique à la commande \newline. Il peut arriver de souhaiter qu'un nouveau paragraphe ne soit pas indenté, pour cela il suffit de saisir en début de ligne \noident ; et de même pour indenter un paragraphe qui ne le serait pas (cas du premier paragraphe commençant un nouveau chapitre) la commande est \indent. Pour l'exemple :
\indent Mon premier paragraphe sera indenté suivi de ... \noindent mon second paragraphe qui ne sera pas indenté
2.3 Justification des paragraphes :
Les paragraphes peuvent être alignés à gauche, à droite, centrés ou bien encore justifiés. Par défaut, LaTeX les justifie. Néamoins, vous pouvez modifier cela de deux façons :- globale : tout le document en sera affecté
- locale : un seul paragraphe en sera affecté
- \flushleft : pour un alignement à gauche.
- \flushright : pour un alignement à droite.
- \center : pour un texte centré.
- \begin{flushleft} Texte \end{flushleft} : pour un alignement à gauche.
- \begin{flushright} Texte \end{flushright} : pour un alignement à droite.
- \begin{center} Texte \end{center} : pour un texte centré.
2.4 Souligner l'importance de mots :
Pour mettre en évidence certains mots, il est possible d'utiliser les caractès gras, ou bien de les souligner, ou encore de les mettre en italique, ce dernier choix étant souvent le plus esthétique. Les trois commandes correspondantes sont :- \textbf{le texte en gras}
- \underline{le texte souligné}
- \textit{le texte en italique}
\emph{texte italique \emph{mais} on pourrait changer}
2.5 Les césures :
Les césures sont automatiquement gérées par LaTeX selon les traditions de la langue déclarée. Par exemple, en langue Française, il est interdit de faire une césure sur la dernière syllabe muette d'un mot. Cet exemple n'est pas choisi au hasard car LaTeX respectera scrupuleusement cette règle, ce qui pourra avoir pour conséquence le débordement en marge du mot. Pour y remédier, il faudra autoriser LaTeX à faire une césure non conventionnelle. Cela se fait par la commande \-. Par exemple, nous pouvons indiquer à LaTeX le découpage du mot césure de la façon suivante :
cé\-su\-re
ce qui l'autorisera exceptionnellement de couper la dernière syllabe.
Réciproquement, nous pouvons interdire à LaTeX toutes césures de ce mot :
\mbox{césure}
Le problème ici est que cela n'affecte que localement le document, c'est à dire là où nous l'avons indiqué. Nous pourrions souhaiter que la césure (ou son interdiction) concerne l'ensemble du document. Cela se fait aisément en utilisant la commande \hyphenation dans le préambule du document source. Par exemple pour autoriser la césure du mot césure et interdire celui de licence, nous utiliserons la syntaxe suivante :
\hyphenation{cé-su-re licence}
Les mots sont séparés par un espace. L'emplacement d'une césure autorisée est indiquée par le caractère "-".